Liens transgénérationnels

Publié le 21 novembre 2025  /
Liens transgénérationnels

 Introduction : les liens transgénérationnels

Dans chaque lignée familiale, il y a plusieurs personnes désignées pour libérer le clan. Ainsi, ces personnes se sentent bien souvent isolées dans l’enfance et différentes des autres membres de la fratrie. Il y a une dissonance, non explicable. Ils vont bien souvent vivre une enfance malheureuse ou tout du moins des épisodes marquants (divorce, décès, maladie, parents absents – physiquement ou émotionnellement) et grandir trop vite. Ils passent ainsi à côté de l’insouciance de leur enfance et accumulent les émotions non digérées. Ils ont appris à encaisser, à se taire. Une bonne partie de leur vie d’adulte leur fera suivre un chemin de résilience, qui peut être perçu comme une malédiction. Notre âme s’est incarnée pour libérer les mémoires du passé… 

Impacts des mémoires familiales 

Nous n’avons finalement que peu conscience, du moins pendant une partie de notre vie, de l’impact des liens transgénérationnels sur nos choix. Nous pensons prendre des décisions éclairées, en conscience, sans lien avec nos parents ou nos ancêtres. Nous nous pensons des êtres libres ou tout du moins relativement libres. De nombreuses personnes sont surprises quand elles font face à ce phénomène de transmissions des mémoires de notre lignée familiale : les déracinements, les séparations, les décès…Entendons-nous bien, la reproduction (ou l’opposition) n’est pas une exacte reproduction de la situation qui a été vécue auparavant. Nous venons terminer les histoires inachevées de nos ancêtres. Je vais vous donner un exemple en lien avec le déracinement. Quand nos parents ont vécu un déracinement dans leur enfance ou en tant que jeune adulte, il n’est pas rare de voir naître ce même besoin de mouvement dans la lignée. Les enfants peuvent décider d’aller vivre à l’étranger, de faire le tour du monde, de vivre dans une autre région. Ils peuvent ne se sentir bien nulle part, toujours prêt à partir en cas de besoin. Devant une même situation, nos réactions seront différentes. Bien souvent, les situations qui se présentent engendrent de la souffrance. Nous pouvons choisir un compagnon par loyauté pour notre mère ou notre père, mais aussi dans le choix de notre métier… Ainsi, les blessures d’enfance et les mémoires transgénérationnelles se croisent et s’emmêlent. 

Faire la distinction entre ce qui nous appartient et ne nous appartient pas

Il peut arriver, lors de dates anniversaires par exemple, que des mémoires se réactivent. Bien souvent, si on n’a pas connu une enfance heureuse, on ne garde que peu de souvenirs de cette période. Ce déni est présent pour nous protéger. Il est finalement un frein à notre évolution, nous empêchant de nous confronter à ce qui nous fait du mal. Par conséquent, quand certaines mémoires se réactivent, elles semblent si réelles et présentes, que l’on peut parfois penser l’avoir vécu, sans que cette mémoire ne nous appartienne. Il convient, à mon humble avis, d’éviter toute conclusion hâtive sur des réminiscences qui opèrent à l’âge adulte. Ces mémoires entraînent parfois de lourdes conséquences généralement sur le présent de la personne porteuse de la mémoire. Ainsi, elle peut ressentir beaucoup de colère, de honte, vivre des expériences difficiles, souffrir de maux physiques  et même développer une maladie, alors même que la personne ayant subi le traumatisme n’a rien développé de son côté. On peut prendre le parti de blâmer nos parents, nos grands-parents de l’héritage qu’ils nous ont légués. N’oublions pas qu’eux-mêmes ont vécu la même chose et sont porteurs de mémoires. Alors on peut passer sa vie à en vouloir aux autres, à se sentir victime de ce que l’on vit où on décide de prendre ses responsabilités et de s’occuper de soi. De faire de son équilibre sa priorité. Même ainsi, nous ne pouvons éviter ce transfert de génération en génération. Nos propres enfants auront leurs apprentissages à opérer. Nous pouvons néanmoins alléger notre sac et celui des générations à venir. Imaginer les bienfaits que cela pourrait avoir à long terme. Des générations plus conscientes, plus vivantes, plus alignées sur des vibrations d’amour et de joie. Alors osons nous mettre dans l’inconfort dans l’espoir de changer les choses, à notre échelle. 

L’importance d’être acteur dans le processus

On pourrait apparenter une lignée familiale à une chaîne et chaque personne est un maillon de cette chaîne. Chaque maillon qui vit des expériences souffrantes affaiblit la chaîne complète. En devenant acteur de son changement intérieur, on répare, on soude et solidifie cette chaîne. Dans une société où nous avons tendance à nous reposer sur les autres, ou être hyper-indépendant, je pense que la solution se trouve précisément au milieu. Vous le constaterez sur toutes les pages quasiment, la voie du milieu est mon appel, car plus mesurée, entraînant moins de souffrance au quotidien. Avant cela, il convient d’apaiser son système nerveux afin qu’il accepte que le chaos ne fasse plus partie du quotidien. De ce fait, je pense que nous ne sommes pas objectifs sur nous-même, nous n’avons pas le recul nécessaire pour observer certains de nos mécanismes. Nous nous utilisons les uns les autres en miroir pour nous montrer nos failles, nos faiblesses, nos forces et nos capacités. Aussi est-il important d’observer les autres et soi-même avec beaucoup de détachement, en prenant de la hauteur. Ainsi, je pense que se faire accompagner par d’autres personnes dans ce processus est intéressant. Si on est suffisamment solide et prêt à lire, s’informer, passer de nombreuses heures seul, on peut y arriver sans aide, mais le chemin sera beaucoup plus difficile et long. Chacun avance à sa façon. La voie du milieu suppose un équilibre entre se faire accompagner et un cheminement solitaire. C’est ainsi que la voie s’éclaire au fur et à mesure.    

En résumé 

Nous sommes le prolongement de nos ancêtres, des porteurs de mémoires. Se réconcilier avec notre lignée est d’une importance cruciale et nécessaire pour accepter pleinement notre incarnation terrestre. Alors, un jour où vous vous sentez plutôt bien, posez-vous quelques minutes avec vous-même, respirer profondément, ralentissez le rythme de votre respiration afin qu’il s’allonge et demandez-vous : Suis-je en paix avec mes parents ? Suis-je en paix avec ma famille ? Suis-je en paix avec moi-même ? Répondez honnêtement à ces questions et, si cela a du sens pour vous, prenez les actions nécessaires pour vous réconcilier avec la Vie

Naïna Aurélie

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