Mémoires Karmiques, Famille d’âme
Durant notre passage sur terre, nous évoluons au sein d’une famille de sang, mais aussi d’une famille d’âme (également appelée famille de cœur). Nous vivons de nombreux apprentissages avec notre famille d’âme, avec qui nous devons également clôturer des cycles qui se répètent dans notre vie et peuvent être la résultante de vies antérieures.
Comment reconnaître une personne qui fait partie de votre famille d’âme ? Vous avez immédiatement un sentiment familier avec elle, vous avez la sensation de la connaître. Vous pouvez nouer rapidement une relation amicale, amoureuse ou professionnelle. Si vous êtes en plein éveil spirituel, vous allez en rencontrer plus qu’à d’autres moments de votre vie. Durant cette période, de 1 à 3 ans environ, ces relations sont souvent intenses et douloureuses. Elles viennent vous enseigner de précieuses leçons.
Certaines personnes viennent particulièrement travailler sur leurs mémoires karmiques, c’est le cas des chemins de vie 6, 33 et 8. Ils rencontreront à de nombreuses reprises des personnes de leur famille d’âme, pour apprendre à leur contact.
Tous les liens de famille d’âme ne sont pas destinés à se terminer, certaines relations resteront dans votre vie et vous continuerez vos apprentissages ensemble. Il convient néanmoins d’être vigilant, de développer votre discernement pour reconnaître quand il convient de rester et quand il est préférable de partir.
L’injustice et la culpabilité
Les relations karmiques viennent souvent nous faire travailler en profondeur sur les notions d’injustice et de culpabilité. Bien souvent, nous sommes confrontés à des situations injustes où nos intérêts ne sont pas respectés. Nous apprenons ainsi à poser nos limites, à ne pas nous perdre dans le lien à l’autre. Je dirai que nous devons composer entre notre individualité et notre besoin de nouer des relations profondes avec certaines personnes.
Concernant la culpabilité, elle est sournoise, elle peut nous ronger à certaines périodes de notre vie. À travers la culpabilité, nous apprenons à accepter la notion d’imperfection, lâcher l’hypervigilance et par conséquent le lâcher-prise. Nous intégrons ainsi le changement, afin de suivre le cycle des saisons. Nous devons réintégrer le cycle naturel, que nous avons oublié.
La différence entre mémoires familiales et mémoires karmiques
À mon sens, les mémoires familiales et les mémoires karmiques s’entremêlent. Les mémoires familiales sont souvent en lien avec notre enfance, nous découvrons que nos parents sont des êtres humains imparfaits, avec des blessures qui leur sont propres et d’autres héritées. Les mémoires karmiques interviennent, elles, à l’âge adulte et viennent appuyer sur les mémoires familiales, amplifiant les épreuves de la vie, et cette loi des séries qui semblent se jouer parfois sur de longues périodes.
Pendant des années, je n’ai pas fait de distinction entre les mémoires familiales et les mémoires karmiques. Empêtrée dans ma souffrance, je ne savais plus par quel bout prendre le problème et ainsi, je confondais tout. Avec le temps, j’ai compris que ces blessures ne s’approchaient pas de la même manière et venaient toucher des parties blessées différentes : l’enfant et l’adulte. L’enfant en nous, pour peu qu’on l’écoute, est toujours prêt à partager avec nous. L’adulte a souvent érigé des barrières pour éviter de souffrir, il est plus difficile de l’approcher. Il a pris le contrôle sur son quotidien, afin d’éviter que le pire ne lui arrive ! Il n’ose bien souvent pas se lancer vers l’inconnu, avec la peur que tout s’écroule, comme autrefois. Les mémoires karmiques nous amènent donc bien souvent à nous rencontrer dans la solitude.
Mon expérience personnelle
Faisant partie des chemins de vie mentionnés dans le premier paragraphe, je rencontre de nombreux liens d’âme dans ma vie. Depuis ma jeunesse, j’entends “on se connaît, non ?”. Au moment de mon éveil spirituel, j’ai rencontré plus d’âmes connues qu’habituellement, avec des rencontres aussi intenses qu’éphémères. Hormis cette période qui a duré environ 3 ans, je dirai que ce sont plutôt des enseignements longs. En se retrouvant, nous avons la capacité d’évoluer plus rapidement ensemble, même si généralement, nous appuyons chacun sur les blessures de l’autre.
Mon plus grand apprentissage de liens karmiques reste celui vécu avec le père de mes enfants. Il m’a fallu des années, traverser un chemin laborieux, pour peu à peu accepter cette histoire et son héritage. Avec le temps, ce fardeau s’est transformé en cadeau. Je ne serai jamais devenue la personne que je suis sans cette relation, sans cette coupure, sans cette culpabilité, sans cette souffrance. Je suis devenue plus forte, capable de me tenir droite dans les tempêtes. J’ai gagné en sagesse, en patience et en tempérance.
Mettre fin à des cycles
Ayant toujours besoin de mettre du sens dans ce que je vis, je vous partage ma vision sur ce sujet. Ces mémoires, karmiques et familiales, impactent l’inconscient collectif et provoque une répétition constante de souffrances, nous empêchant d’évoluer spirituellement. Durant des centaines d’années, nous avons relégué la spiritualité à une vision négative des mondes invisibles, notamment à travers la chasse aux sorcières. Réveiller les peurs pour nous éviter de nous éveiller. Plus nous serons nombreux à nous libérer, plus nous favoriserons l’éveil collectif, on le constate déjà. Nous impactons la masse, ainsi nous avons tous notre rôle à jouer, pour apprendre de nos erreurs ! Le but de toute vie humaine n’est pas de ne jamais se tromper, mais plutôt de tirer des leçons de ses apprentissages.
Mettre fin à des cycles karmiques demande, comme pour les mémoires familiales, souvent des années. Il semble que nous ayons des paliers à franchir pour nous en libérer au niveau de l’âme, du corps et de l’esprit. Ainsi, en m’appuyant sur mon expérience et les étapes du deuil d’Élisabeth Kubler-Ross, j’ai déterminé 6 étapes (3 principales et 3 intermédiaires). Ces étapes ne sont pas linéaires et nous demandent d’y revenir plus ou moins régulièrement, pour franchir un nouveau palier. Ainsi, pour vous éviter de revenir trop souvent, j’ai enregistré 6 voyages pour vous accompagner au quotidien ainsi qu’un mantra d’intégration, basé sur les sonorités du Kototama (sons sacrés japonais). Après l’accompagnement, vous poursuivez donc votre cheminement intérieur en toute autonomie. Vous écoutez les chants quand cela vous semble nécessaire, quand vous traversez une étape.


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