mémoires karmiques

Publié le 31 mars 2026  /
Mémoires Karmiques

Mémoires Karmiques et mémoires Familiales

Les mémoires familiales et les mémoires karmiques s’entremêlent. Les mémoires familiales sont reliées aux expériences durant notre enfance principalement avec nos parents et famille proche ainsi qu’aux blessures émotionnelles héritées de nos lignées. Nous sommes le maillon qui complète la chaîne, que nous poursuivons ensuite avec nos enfants, si nous en avons. Les mémoires karmiques sont reliées à toutes les personnes que nous rencontrerons en dehors de notre cercle familial. Il peut s’agir de relations amicales, professionnelles ou sentimentales. Je parle ainsi de famille karmique, avec qui nous allons vivre des expériences (joies et souffrances) qui vont nous permettre d’évoluer. 

Pendant des années, je n’ai pas fait de distinction entre les mémoires familiales et les mémoires karmiques.  Avec le temps, j’ai compris que ces blessures ne s’approchaient pas de la même manière et venaient toucher des parties blessées différentes en nous : l’enfant et l’adulte. L’enfant en nous, pour peu qu’on l’écoute, est toujours prêt à partager. Nous lui demandons trop souvent de se taire, nous relativisons nos ressentis. L’adulte, lui, érige des barrières pour éviter de souffrir à nouveau, il est plus difficile de l’approcher. Il a pris le contrôle sur son quotidien, afin d’éviter que le pire ne lui arrive ! Il n’ose bien souvent pas se lancer dans l’exploration dans de nouvelles expériences, avec la peur que tout s’écroule, comme autrefois. Les mémoires karmiques et familiales nous amènent donc à nous rencontrer dans la solitude. Nous avons beau être relié les uns aux autres, le travail intérieur ne peut avoir lieu qu’à partir d’une décision personnelle ! 

 

La famille karmique

 

Durant notre passage sur terre, nous évoluons au sein d’une famille de sang, mais aussi d’une famille karmique. Nous vivons de nombreux apprentissages avec notre famille karmique, qui vient appuyer sur nos mémoires familiales afin de les dénouer. A travers notre famille karmique, nous explorons les mémoires individuelles. 

Nos relations karmiques viennent nous apporter les leçons nécessaires pour nous rencontrer ! Nous vivons bien souvent des leçons difficiles à digérer, elles restent généralement de nombreuses années en travers de la gorge de manière inconsciente. Notre besoin de contrôle nous amène à relativiser également les souffrances vécues.

La dimension émotionnelle est complexe à appréhender car il convient de parvenir à un équilibre ; sans exagérer ni minimiser les faits. Observer ce qui est pour s’en libérer et diminuer les tensions au quotidien. 

Certaines personnes viennent particulièrement travailler sur leurs mémoires karmiques, c’est le cas des chemins de vie 6, 8 et des maîtres nombres (11,22,33). Ils rencontreront à de nombreuses reprises des personnes de leur famille karmique, pour apprendre à leur contact. 

Tous les liens de famille karmique ne sont pas destinés à se terminer, certaines relations resteront dans votre vie et vous continuerez vos apprentissages ensemble. Il convient néanmoins d’être vigilant, de développer votre discernement pour reconnaître quand il convient de rester et quand il est préférable de partir. 

 

L’injustice et la culpabilité 

 

Les relations karmiques viennent nous faire travailler en profondeur sur les notions d’injustice et de culpabilité. Bien souvent, nous sommes confrontés à des situations où nos intérêts ne sont pas respectés. Nous apprenons ainsi à poser nos limites, à ne pas nous perdre dans le lien à l’autre. Je dirai que nous devons composer entre notre individualité et notre besoin de nouer des relations profondes. 

Concernant la culpabilité et la honte, elles peuvent nous ronger à certaines périodes de notre vie. À travers la culpabilité et la honte, nous apprenons à accepter la notion d’imperfection, relâcher notre hypervigilance et par conséquent initier le fameux lâcher-prise. Nous intégrons ainsi le changement, afin de suivre les mouvements de la vie et le cycle des saisons. Nous devons réintégrer ce cycle naturel, que nous avons oublié. 

 

Mon expérience personnelle

Faisant partie des chemins de vie mentionnés, je rencontre de nombreuses personnes de ma famille karmique. Depuis ma jeunesse, j’entends : “On se connaît, non ?”. Au moment de mon éveil spirituel, j’ai rencontré plus de personnes de ma famille karmique qu’habituellement, avec des rencontres aussi intenses qu’éphémères. Hormis cette période qui a duré environ 3 ans, je dirai que ce sont plutôt des enseignements longs. En se retrouvant, nous avons la capacité d’évoluer plus rapidement ensemble, même si généralement, nous appuyons chacun sur les blessures de l’autre.

Mon plus grand apprentissage de lien karmique reste celui vécu avec le père de mes enfants. Il m’a fallu des années, traverser un chemin laborieux, pour peu à peu accepter cette histoire et les apprentissages associés. Avec le temps, ce fardeau s’est transformé en cadeau. Je ne serai jamais devenue la personne que je suis sans cette relation. Je suis devenue plus forte, capable de me tenir droite dans les tempêtes. J’ai gagné en sagesse, en patience et en tempérance.

Mettre fin à des cycles

Ces mémoires, karmiques et familiales, impactent les mémoires collectives et provoquent une répétition constante des souffrances, nous empêchant d’évoluer en tant qu’être humain. Dépasser ses mémoires et s’ouvrir à la vie : un beau défi ! Plus nous serons nombreux à oser, plus nous favoriserons un éveil collectif. Par notre apport individuel nous impactons la masse, ainsi nous avons tous notre rôle à jouer, pour apprendre de nos expériences ! Le but de toute vie humaine n’est pas de ne jamais se tromper, mais plutôt de tirer des leçons de ses apprentissages. L’enjeu me semble être de nous reconnecter au vivant, à nous-même et aux autres. 

Mettre fin à des cycles karmiques demande, comme pour les mémoires familiales, souvent des mois ou années. Nous avons des paliers à franchir pour nous en libérer. Ainsi, en m’appuyant sur mon expérience et les étapes du deuil d’Élisabeth Kubler-Ross, j’ai déterminé 6 étapes (3 principales et 3 intermédiaires) dans l’accompagnement Deuils émotionnels. Ces étapes ne sont pas linéaires, nous les vivons en alternance. Ainsi, pour vous accompagner au mieux, j’ai enregistré plusieurs voyages pour vous soutenir dans votre cheminement ainsi qu’un mantra d’intégration, basé sur les sonorités du Kototama (sons sacrés japonais). 

Naïna Aurélie

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