Mémoires Karmiques et mémoires Familiales
À mon sens, les mémoires familiales et les mémoires karmiques s’entremêlent. Les mémoires familiales se réveillent durant notre enfance et se révèlent à l’âge adulte, à travers les blessures émotionnelles de nos parents et celles dont ils ont héritées. Nous sommes le maillon qui complète la chaîne, que nous poursuivons ensuite avec nos enfants si nous en avons. Les mémoires karmiques interviennent, elles, à l’âge adulte et viennent appuyer sur les mémoires familiales, amplifiant les épreuves de la vie, et cette loi des séries qui semblent se jouer parfois sur de longues périodes. On parle ainsi de liens karmiques, des personnes que vous avez décidé de retrouver dans cette vie pour poursuivre ou finaliser un apprentissage.
Pendant des années, je n’ai pas fait de distinction entre les mémoires familiales et les mémoires karmiques. Avec le temps, j’ai compris que ces blessures ne s’approchaient pas de la même manière et venaient toucher des parties blessées différentes en nous : l’enfant et l’adulte. L’enfant en nous, pour peu qu’on l’écoute, est toujours prêt à partager. Nous lui demandons trop souvent de se taire, nous relativisons nos ressentis. L’adulte a souvent érigé des barrières pour éviter de souffrir, il est plus difficile de l’approcher. Il a pris le contrôle sur son quotidien, afin d’éviter que le pire ne lui arrive ! Il n’ose bien souvent pas se lancer dans l’exploration de ses profondeurs, avec la peur que tout s’écroule, comme autrefois. Les mémoires karmiques et familiales nous amènent donc bien souvent à nous rencontrer dans la solitude.
La famille d’âme : les liens karmiques
Durant notre passage sur terre, nous évoluons au sein d’une famille de sang, mais aussi d’une famille d’âme (également appelée famille de cœur). Nous vivons de nombreux apprentissages avec notre famille d’âme, avec qui nous devons également terminer des cycles, probablement en lien avec des vies antérieures.
Comment reconnaître une personne qui fait partie de votre famille d’âme ? Vous avez immédiatement un sentiment familier avec elle, vous avez la sensation de la connaître. Vous pouvez nouer rapidement une relation amicale, amoureuse ou professionnelle. Si vous êtes en plein éveil spirituel, vous allez en rencontrer plus qu’à d’autres moments de votre vie. Durant cette période, qui dure de 1 à 3 ans environ, les relations que vous allez nouer seront parfois intenses et douloureuses. Elles viennent vous enseigner de précieuses leçons.
Certaines personnes viennent particulièrement travailler sur leurs mémoires karmiques, c’est le cas des chemins de vie 6 et 8 et des maîtres nombres (11,22,33). Ils rencontreront à de nombreuses reprises des personnes de leur famille d’âme, pour apprendre à leur contact.
Tous les liens de famille d’âme ne sont pas destinés à se terminer, certaines relations resteront dans votre vie et vous continuerez vos apprentissages ensemble. Il convient néanmoins d’être vigilant, de développer votre discernement pour reconnaître quand il convient de rester et quand il est préférable de partir.
L’injustice et la culpabilité
Les relations karmiques viennent nous faire travailler en profondeur sur les notions d’injustice et de culpabilité. Bien souvent, nous sommes confrontés à des situations injustes où nos intérêts ne sont pas respectés. Nous apprenons ainsi à poser nos limites, à ne pas nous perdre dans le lien à l’autre. Je dirai que nous devons composer entre notre individualité et notre besoin de nouer des relations profondes.
Concernant la culpabilité, elle peut nous ronger à certaines périodes de notre vie. À travers la culpabilité, nous apprenons à accepter la notion d’imperfection, relâcher notre hypervigilance et par conséquent initier le fameux lâcher-prise. Nous intégrons ainsi le changement, afin de suivre les mouvements de la vie et le cycle des saisons. Nous devons réintégrer ce cycle naturel, que nous avons oublié.
Mon expérience personnelle
Faisant partie des chemins de vie mentionnés dans le premier paragraphe, je rencontre de nombreux liens d’âme dans ma vie. Depuis ma jeunesse, j’entends : “On se connaît, non ?”. Au moment de mon éveil spirituel, j’ai rencontré plus de personnes de ma famille d’âme qu’habituellement, avec des rencontres aussi intenses qu’éphémères. Hormis cette période qui a duré environ 3 ans, je dirai que ce sont plutôt des enseignements longs. En se retrouvant, nous avons la capacité d’évoluer plus rapidement ensemble, même si généralement, nous appuyons chacun sur les blessures de l’autre.
Mon plus grand apprentissage de lien karmique reste celui vécu avec le père de mes enfants. Il m’a fallu des années, traverser un chemin laborieux, pour peu à peu accepter cette histoire et son héritage. Avec le temps, ce fardeau s’est transformé en cadeau. Je ne serai jamais devenue la personne que je suis sans cette relation, sans cette coupure, sans cette culpabilité, sans cette souffrance. Je suis devenue plus forte, capable de me tenir droite dans les tempêtes. J’ai gagné en sagesse, en patience et en tempérance.
Mettre fin à des cycles
Ayant toujours besoin de mettre du sens dans ce que je vis, je vous partage ma vision sur ce sujet. Ces mémoires, karmiques et familiales, impactent les mémoires collectives et provoquent une répétition constante des souffrances, nous empêchant d’évoluer spirituellement. Durant des centaines d’années, nous avons relégué la spiritualité à une vision négative, de ce qui ne peut pas être expliqué de façon rationnel. Réveiller les peurs, la porte de la vie, pour nous éviter de nous éveiller. Plus nous serons nombreux à nous libérer, plus nous favoriserons un éveil collectif. Par notre apport individuel nous impactons la masse, ainsi nous avons tous notre rôle à jouer, pour apprendre de nos erreurs en tant qu’être humain ! Le but de toute vie humaine n’est pas de ne jamais se tromper, mais plutôt de tirer des leçons de ses apprentissages. L’enjeu me semble être de nous reconnecter au vivant, à nous-même et aux autres.
Mettre fin à des cycles karmiques demande, comme pour les mémoires familiales, souvent des mois ou années (pour les maîtres nombres notamment). Il semble que nous ayons des paliers à franchir pour nous en libérer au niveau de l’âme, du corps et de l’esprit. Ainsi, en m’appuyant sur mon expérience et les étapes du deuil d’Élisabeth Kubler-Ross, j’ai déterminé 6 étapes (3 principales et 3 intermédiaires) dans l’accompagnement Accepter Son Histoire. Ces étapes ne sont pas linéaires et demandent du temps et de la patience. Ainsi, pour vous accompagner au mieux, j’ai enregistré plusieurs voyages pour vous soutenir dans votre cheminement entre les séances ainsi qu’un mantra d’intégration, basé sur les sonorités du Kototama (sons sacrés japonais).


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