Neurodivergent

Publié le 20 septembre 2025  /
neurodivergent

Habituellement, on entend parler de neuroatypique et non de neurodivergent. Je lui préfère ce terme tout simplement parce qu’il me renvoie au film Divergente qui soulève un problème de société. Mettre chaque personne dans une case, l’inviter à ne pas en sortir, sous peine de voir l’ordre établi bouleversé. Dans le film, les divergents ne rentrent dans aucune catégorie et peuvent se réaliser dans plusieurs domaines, c’est génial et en même temps déstabilisant pour eux. Leur façon de penser n’est pas comme les autres, ils sont rejetés par le collectif. On les considère comme les vilains petits canards, les extraterrestres. Ils doivent se cacher, ils n’osent pas se montrer tels qu’ils sont. Ils ont une tendance à se rejeter eux-mêmes, ayant des difficultés à accepter leur différence. Ce film est une aussi belle illustration du rapport avec sa famille de sang, le choix que fait Tris de changer de faction et quitter sa famille pour oser exprimer qui elle est. Pour finalement se rendre compte que ces parents sont comme elle ! Je regarde peu la télévision mais ce film m’avait marqué sans que je comprenne pourquoi à ce moment-là. 

 Quelques explications

La neurodivergence est définie par un fonctionnement neurologique différent de la norme. 20% de la population mondiale serait considérée comme neurodivergente. Ce chiffre me semble en deçà de la réalité. Je n’ai pas effectué de recherche poussée sur ce chiffre, celui-ci étant transmis à titre indicatif.  On y retrouve des personnes avec des troubles de l’attention et potentiellement une hyperactivité. Dans les neurodivergents, on a les profils TSA, TDAH, HPI, HPE, DYS, Hypersensible… Personnellement, je ne ferai pas de distinctions entre les profils. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de différence, toutefois sachant que nous sommes tous des êtres humains uniques, il existe à mon sens de nombreux profils neurodivergents. De plus, à ce jour, je ne constate aucun intérêt à effectuer cette distinction dans mon approche.  

Les neurodivergents ont de nombreuses idées originales, créatives, innovantes, avec une hyperactivité cérébrale qui influence leur manière de penser, de ressentir, d’interagir. Une pensée en arborescence. Les neurodivergents connaissent un taux de chômage assez élevé (de l’ordre de 30 à 40%), ils n’arrivent pas à rentrer dans le moule, malgré leurs efforts. Ainsi, de nombreux neurodivergents finissent par être à leur compte, pour pouvoir tenter de s’exprimer librement. Un autre enjeu se révèlera, la difficulté à ne pas partir dans tous les sens, à laisser leur potentiel s’exprimer. Cette différence, qu’ils perçoivent depuis leur plus jeune âge, influence leur manière de communiquer avec les autres et leur perception du monde. Ils voient au-delà des yeux physiques, ils peuvent tous ressentir et ne pas bien réussir à faire la distinction entre ce qui leur appartient de ce qui ne leur appartient pas.

Le symbole 

Le symbole de la neurodiversité est le suivant : le symbole de l’infini aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il symbolise le spectre autistique et le mouvement de la neurodiversité. Ce qui me ramène au symbolisme que j’utilise lors des voyages chamaniques (avec notamment les végétaux, les animaux, les minéraux) qui a une portée tellement plus importante que ce que notre conscient peut comprendre. De nombreuses personnes que j’ai accompagnées,  évoquent régulièrement l’arc-en-ciel et le symbole de l’infini sans pour autant savoir qu’il est relié au mouvement de la neurodiversité. Mon intuition et mes recherches me porte à croire que cette neurodivergence nous vient de nos conditions de naissance, et par conséquent, de notre lignée familiale. Et cela se reproduit de génération en génération. Maintenant, cette différence devient acceptable, tout du moins connue du grand public. Et, l’essor pour la dimension spirituelle ces derniers années permet de réduire cet écart et de pouvoir enfin commencer à oser sortir de l’ombre.

Les neurodivergents sont des personnes curieuses, observatrices, qui réfléchissent vite, hypersensibles aux lieux, aux émotions, aux autres, impulsives, intransigeantes, avec une forte tendance à se dévaloriser, à se saboter. Ils ont longtemps perçu cette différence comme une faiblesse et non comme une force. Très sensibles, ils ont bien souvent été heurtés par la vie. 

Pendant des années, j’ai cherché à me comprendre et pour cela, je me suis intéressée à de nombreux sujets. Et, depuis que je vous accompagne, j’ai recueilli des dizaines de témoignages. Cela m’a permis de faire des ponts dans ma tête pour vous proposer une série d’accompagnements, qui a un sens. 

Il est complexe pour un neurodivergent est trouver un équilibre, dans tous les aspects de sa vie. Il cultive généralement une forme de honte d’être soi et ressent de la culpabilité. Il vit la vie intensément. 

Neurodivergent, les extrêmes. 

+ Certains expriment trop leurs émotions, d’autres se coupent de leurs émotions et bien souvent il y a une alternance entre ces deux états.

+ Certains se coupent de leur créativité et se jettent à corps perdu dans un métier qu’ils n’aiment pas forcément mais qu’ils maîtrisent, d’autres expriment leur créativité et peuvent se perdre dans de multiple projets et abandonner. 

+ Certains se mettent en couple avec une personne qui ne leur correspond pas et peuvent rester des années à s’oublier, d’autres préfèrent le célibat ou des histoires passionnelles et déchirantes, de courtes durées (moins de 5 ans). 

+ La majorité aspire à de grands projets de cœur, aime aider les autres, a du mal à poser ses valises (s’engager dans une voie).

Je n’ai pris que quelques exemples, mais cela est valable dans tous les domaines. Le neurodivergent à cette sensibilité à l’obsession. Une obsession qui peut être de courte durée, mais une obsession tout de même. Il peut passer d’un extrême à un autre, au moins pendant une partie de sa vie, et cela peut être complexe pour son entourage de le comprendre et de le suivre. Il se sent ainsi incompris et rejeté et opte bien souvent pour l’isolement

Neurodivergent, les difficultés. 

Les trois plus importantes difficultés que le neurodivergent doit dépasser pour se réaliser.

+ Prendre ses responsabilités, arrêter de se fuir. Développer son discernement, se réconcilier avec sa famille de sang et d’âme. 

+ Lâcher le contrôle, accepter de suivre le flux de la vie. Développer une vision. 

+ Être à l’écoute de son corps et de ses besoins, particulièrement trouver un équilibre entre le cœur et la raison. 

Une approche uniquement mentale n’aura qu’un effet limité devant la puissance de l’auto-suggestion d’une personne neuroatypique. Ainsi, les voyages chamaniques mêlant sons, couleurs et symbolismes permettent de dépasser ces barrières initiales. 

Pour aller plus loin, j’ai écrit plusieurs articles de blog dont notamment celui concernant mon approche Réconciliation Familiale, en connexion avec les blessures archétypales et la renaissance psychospirituelle

Naïna Aurélie

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