Accepter son passé

Publié le 27 avril 2026  /
Accepter son passé

Accepter son passé. La plupart des gens me diront je suis passé à autre chose ou j’ai pardonné. Cette réalité existe bien mais elle a ses limites car elle vient généralement d’une acceptation mentale et non d’une acceptation totale (corps, âme, esprit). Les mots que nous prononçons, nous y croyons. Toutefois, nos actions , elles, peuvent être en dissonance avec nos mots. Ainsi, on peut constater que nous sommes pas alignés avec la réalité de notre intériorité. Le chaos continue à faire partie de notre vie, des situations se reproduisent, avec des personnes différentes. Alors, on active notre résilience, notre capacité à faire face à l’adversité, nous poursuivons notre chemin…

 

Accepter son passé

 

Accepter son passé paraît simple en apparence. On laisse passer les mois, les années… On retourne les situations mille fois dans notre tête, on les décortique pour en tirer des conclusions et valider nos apprentissages. Nous pensons avoir résolu notre problématique avec la seule force de notre pensée.

Bien souvent, en complément de notre activité mentale, nous avons recours à des accompagnements divers et variés, notamment quand on vit une nouvelle expérience qui réveille nos blessures du passé. Nous agissons de manière ponctuelle, et nous pensons encore une fois avoir effectué le travail pour passer à autre chose. Pendant quelque temps, notre vie semble reprendre son cours normal. Ainsi, notre croyance est que nous avons fini ce travail de deuil émotionnel.

On ne replonge pas dans nos profondeurs pour une raison simple : nous avons tellement souffert de la blessure originelle que notre système nous protège afin de ne pas nous refaire une dépression, de ne pas nous sentir mal… Et pourtant, la vie va nous le représenter jusqu’à temps que nous soyons prêts à plonger dans nos émotions pour dénouer les nœuds de la blessure initiale. Avant d’atteindre le noyau, il faudra toutefois se pencher sur toutes les blessures qui se sont accumulées par-dessus à travers le temps, car nous avons besoin d’un temps de déni pour survivre à ce choc initial. Notre système nous protège et c’est mieux ainsi, nous ne serions pas en mesure de plonger immédiatement dans cette blessure.

Avec le temps, il peut apparaître comme une forme de lassitude, comme si nous avions déjà fait 100 fois le tour de la question. Qui a-t-il d’autres à dire ? À mon sens, il n’y plus grand-chose à dire mais à ressentir, pour réellement passer à autre chose. Toutes les émotions qui n’ont pas pu être accueillies demandent à sortir à un moment ou à un autre, à travers le corps. Bien souvent, nous mettons plusieurs années à effectuer ce travail, ce qui est normal, c’est le temps nécessaire pour retrouver un premier équilibre. 

 

Accepter ce qui est

 

Accepter ce qui est se joue sur les trois niveaux : âme, corps et esprit. Généralement, nous n’allons pas au bout du processus, comme je l’indique plus haut. Accepter ce qui est suppose de constater les effets de notre passé sur notre présent. On est bloqué entre deux réalités. Nous sommes conscients de notre présent, mais sans résolution du passé, celui-ci se représente à intervalle plus ou moins régulier et nous plonge dans des états émotionnels complexes. C’est à ce moment-là qu’on a souvent la sensation d’être un chat noir, d’être maltraité par la vie.

Accepter que notre présent soit la conséquence de notre passé n’est pas une partie de plaisir, c’est le moment où nous reconnaissons nos échecs, nos erreurs. Se confronter à soi réveille les blessures du coeur, on peut ressentir un grand vide intérieur, plus de motivation pour rien ou la direction devient incertaine. Avancer au jour le jour est la clé, et continuer progressivement à dénouer les blessures du passé. Comme une pelote de laine, une fois que vous avez commencé à tirer sur un fil, toute la pelote se défait et il convient de tirer sur chaque fil en douceur pour ne pas refaire de nouveaux nœuds. 

Notre foi et notre confiance seront testées, que ce soit à travers des mémoires karmiques ou des mémoires familiales.

Bien souvent, notre passé est une succession d’histoires inachevées, qu’elles nous concernent ou non. Et ces histoires laissent un goût amer. C’est à cet endroit que se révèlent nos ombres et nos dualités à dépasser pour rejoindre notre liberté.

 

Mon approche

Que ce soit pour les mémoires familiales ou les mémoires karmiques, je me suis notamment inspirée de la courbe du deuil d’Élisabeth Kubler-Ross et du cycle cosmologique en médecine chinoise.

Les 7 étapes pour les mémoires karmiques sont  :

  • Refus de la réalité qui permet de sortir d’une période de déni pour partir à l’exploration de son intériorité,
  • Prendre soin de soi à travers des activités créatives, au contact du vivant ou des moments de repos,
  • L’accueil des émotions pour observer les émotions non digérées qui sont “en attente” dans notre corps,
  • Apaiser la rumination mentale pour se libérer des sentiments d’injustice et de trahison,
  • L’acceptation de la séparation qui permet de dénouer les liens énergétiques,
  • Je me pardonne pour mes erreurs, mes échecs et mes choix de vie,
  • Accepter son histoire et Accepter ce qui est.  

Les 5 étapes pour les mémoires familiales de la lignée féminine, la lignée masculine et l’enfant intérieur sont :

  • Les peurs. La porte de vie, ouvrir les portes de l’inconscient,
  • Les chagrins. Oser observer les blessures de son coeur,
  • La colère. Les colères, rancœurs, rancunes qui rongent de l’intérieur et provoquent souvent différents maux,
  • La tristesse. La mélancolie, la solitude et l’isolement,
  • L’acceptation. La digestion, la réconciliation. 

Les 3 étapes pour les mémoires de familiales de naissance sont :

  • L’incarnation. Exploration de notre âme et de son incarnation dans le corps,
  • La croissance. Conscience de notre corps et évolution de nos réactions, 
  • La réalisation. Observation de nos pensées, de notre communication, de notre imagination.
  • Une conclusion : Liberté ! 

 

Créer son futur

À cet endroit, je m’inspire de la phrase d’Einstein que je cite régulièrement “La folie, c’est de faire toujours la même chose et d’attendre des résultats différents”.

À travers les déblocages du corps, de l’âme et de l’esprit, nos actions évoluent sans volonté consciente, c’est ainsi que l’on peut constater nos avancées. Nous n’arrivons bien souvent pas à changer, car nous tentons de le faire à travers nos pensées uniquement. Notre système étant câblé pour nous protéger, l’inconnu est considéré comme un danger, nous avons donc des difficultés à opérer un changement de manière mentale uniquement, sans impliquer également notre corps et notre âme. 

La question finale est donc : comment savoir si je suis passé à autre chose ? Devant une même situation, je n’ai pas la même réaction, je ne suis plus dans l’évitement ou dans l’explosion. Ma réaction émotionnelle a évolué. Je prends un temps d’observation et de recul pour effectuer mes choix.

Naïna Aurélie

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